Homeys : la donnée au service de l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments

Premier consommateur d’énergie finale en France (45%), le secteur du bâtiment est également le second plus gros pollueur, représentant 26% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France. Des objectifs ambitieux sont ainsi fixés dans le secteur, en particulier depuis la loi de transition énergétique pour une croissance verte (LTECV) de 2015. Les bâtiments devront ainsi réduire leur consommation énergétique de 28% en 2030 par rapport à leur niveau de 2010 et leurs émissions de GES de 30% au même horizon. Pour ce faire, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vise une consommation moyenne du parc immobilier français de 150 kWh/m2/an en 2025 ; valeur seuil pour atteindre, en 2050, la rénovation de l’ensemble du parc au niveau Bâtiment basse consommation soit 50kWh/m2/an (cette norme peut être corrigée par un coefficient de rigueur climatique selon l’altitude du bâtiment). La mise en action de ces objectifs prévoit notamment la rénovation de 500 000 logements par an. Or, c’est à peine plus de la moitié qui est actuellement réalisée ces dernières années. Le retard pris s’explique par les coûts élevés des rénovations, mais aussi par un manque d’information sur le parc immobilier.

Comment se mesure la performance énergétique des bâtiments ?

Actuellement en France, la performance énergétique des bâtiments se mesure principalement via le diagnostic de performance énergétique (DPE) des logements, qui se compose d’une étiquette énergie, qui mesure la consommation énergétique, et d’une étiquette environnement qui porte sur les émissions de GES. Elles sont chacune constituées de 7 classes, de A à G, renseignant sur le niveau de performance. Les annonces récentes liées à l’opposabilité du DPE à partir de 2020 ont toutefois révélé les limites de cet indicateur et la nécessité d’en revoir les méthodes de calcul.

Image 1: Les diagnostic de performance énergétique

Consommation énergétique structurelle vs consommation d’usage

Les critiques de l’indicateur pointent notamment le fait que la mesure actuelle tient trop compte de l’usage fait d’un bâtiment alors qu’il devrait se limiter à la consommation structurelle. Ainsi, un même logement peut voir son DPE se dégrader simplement parce que la température de chauffage y a été augmentée. Pour séparer la consommation structurelle du bâtiment de celle liée aux usages, il est ainsi nécessaire de s’intéresser à la température intérieure. Si historiquement cette donnée était coûteuse à obtenir, elle est aujourd’hui facilement disponible grâce aux objets connectés.

Les données massives au service de la transition énergétique

La massification des objets connectés permet d’obtenir des données en grand nombre, qui, bien utilisées, peuvent fournir de précieuses informations sur les sources réelles des déperditions énergétiques. La création d’indicateurs à partir de ces données permet également d’élaborer des plans d’actions à l’échelle d’un parc immobilier.

La startup Homeys utilise ainsi, pour fournir ses analyses aux gestionnaires de parcs immobiliers, les données de consommation énergétique, mais aussi de température intérieure et les données météorologiques disponibles via les stations de Météo France. Ces données alimentent des algorithmes de calcul pour modéliser le comportement thermique des bâtiments indépendamment des conditions météorologiques et de la température de chauffe. A partir de ces analyses, Homeys calcule la consommation structurelle du bâtiment et la consommation liée à l’usage qu’il en est fait.

Des économies d’énergie de l’ordre de 20% sans même rénover

La séparation entre consommation d’usage et consommation structurelle permet à Homeys de fournir une estimation du potentiel de gain énergétique des bâtiments avant même de rénover : un meilleur réglage des systèmes de chauffage, donc une amélioration de l’usage, permet d’économiser en moyenne 20% d’énergie. Les analyses menées par Homeys sur les données collectées via les objets connectés montrent par ailleurs que 80% des bâtiments sont chauffés plus de 2 degrés au-delà de la température réglementaire, qui est de 19°[1]. Autant de petits réglages qui, une fois faits, améliorent le confort des occupants et permettent une réduction conséquente de la facture énergétique et de l’empreinte écologique des bâtiments. Les gains issus de ces économies peuvent ensuite être investis dans des travaux de rénovation plus conséquents.

Image 2 : Accueil de l’interface Homeys

La modélisation du comportement thermique permet par ailleurs aux clients de Homeys d’identifier les bâtiments les plus énergivores et les actions de rénovation les plus efficaces, offrant la possibilité de prioriser les chantiers à l’échelle d’un parc immobilier. Enfin, ces méthodes de calcul permettent aux gestionnaires de parcs immobiliers de piloter la consommation de leurs bâtiments et ainsi d’établir et de suivre des trajectoires de réduction en fonction des réglages choisis, accélérant les décisions en faveur de l’amélioration de la performance énergétique.



Posté par Anthony

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