Prix du gaz en juin 2026 : une baisse de -6,1 % après la flambée provoquée par les tensions au Moyen-Orient
Table of Contents
- Qui va réellement bénéficier de cette baisse ?
- Une baisse après la flambée historique de mai 2026
- Facture : jusqu’à 7 € de moins par mois pour les foyers chauffés au gaz
- Malgré la baisse, les factures restent nettement supérieures à celles de 2025
- Des prix toujours parmi les plus élevés depuis 2013
- Vers un été plus calme… avant un nouvel hiver sous tension ?
- Jusqu’à 318 € d’écart entre fournisseurs : comparer les offres reste indispensable
Après l’explosion des prix observée en mai 2026, le marché du gaz amorce enfin une phase de repli. Selon le nouveau prix repère publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les tarifs reculent nettement en juin pour les ménages ayant souscrit une offre indexée.
Pour les foyers se chauffant au gaz, le prix moyen du kWh TTC passe de 0,12558 €/kWh à 0,11789 €/kWh, soit une baisse de -6,1 % en un mois. Les profils utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude enregistrent également un recul, avec un tarif qui descend à 0,14852 €/kWh contre 0,15616 €/kWh en mai.
Cette baisse intervient après un mois de mai particulièrement tendu, marqué par les inquiétudes liées au conflit au Moyen-Orient et aux risques pesant sur l’approvisionnement mondial en gaz. Les tensions géopolitiques avaient alors provoqué une forte hausse des prix sur le marché européen TTF, principale référence du gaz en Europe.
En juin, les marchés se sont progressivement détendus grâce à un retour au calme relatif et à une baisse saisonnière de la demande liée à l’arrivée de l’été.
Malgré le recul observé ce mois-ci, les prix du gaz demeurent durablement élevés par rapport aux niveaux observés avant la crise énergétique.Qui va réellement bénéficier de cette baisse ?
La baisse annoncée par la CRE concerne principalement les ménages ayant souscrit une offre indexée sur le prix repère du gaz. Pour ces consommateurs, le recul des prix pourra se répercuter rapidement sur les factures dès le mois de juin.
En revanche, les foyers disposant d’une offre à prix fixe ne bénéficieront pas immédiatement de cette diminution. Leurs tarifs restent inchangés jusqu’à la prochaine échéance contractuelle.
Depuis la disparition des tarifs réglementés du gaz en 2023, les consommateurs sont par ailleurs beaucoup plus exposés aux variations des marchés internationaux de l’énergie, notamment aux évolutions du prix du gaz sur les marchés de gros européens.
Une baisse après la flambée historique de mai 2026
Le recul observé en juin apparaît avant tout comme une correction après l’épisode exceptionnel du mois précédent.
En mai 2026, les prix avaient bondi de :
- +20,6 % pour les profils chauffage
- +15,8 % pour les usages cuisson et eau chaude
Il s’agissait alors de la plus forte hausse mensuelle observée sur le marché du gaz depuis plus de dix ans.
En juin, la dynamique s’inverse partiellement :
| Profil | Juin 2025 | Mai 2026 | Juin 2026 | Variation mensuelle | Variation annuelle |
|---|---|---|---|---|---|
| Chauffage (B1) | 0,11003 €/kWh | 0,12558 €/kWh | 0,11789 €/kWh | -6,1 % | +7,1 % |
| Cuisson / eau chaude (B0) | 0,13896 €/kWh | 0,15616 €/kWh | 0,14852 €/kWh | -4,9 % | +6,9 % |
Cette détente s’explique principalement par :
- la baisse des prix du gaz sur les marchés de gros en avril ;
- le reflux des tensions sur l’approvisionnement mondial ;
- la diminution saisonnière de la consommation avec la fin de l’hiver.
Les stocks européens restent également à des niveaux relativement confortables malgré les incertitudes persistantes autour des flux mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL).
Facture : jusqu’à 7 € de moins par mois pour les foyers chauffés au gaz
La baisse des tarifs apporte un léger soulagement immédiat aux consommateurs, même si les factures restent élevées.
Pour un foyer chauffé au gaz consommant environ 11 200 kWh par an, la facture mensuelle moyenne recule d’environ 7,18 € en juin 2026.
La facture annuelle projetée atteint désormais environ 1 664 € contre près de 1 750 € si les tarifs de mai s’étaient maintenus toute l’année.
Pour les usages cuisson et eau chaude (4 000 kWh/an), la facture annuelle moyenne s’établit autour de 741 €.
| Profil | Facture mensuelle moyenne | Évolution vs mai 2026 | Facture annuelle projetée |
|---|---|---|---|
| Chauffage (11 200 kWh/an) | 138,69 € | -7,18 € | 1 664 € |
| Cuisson / eau chaude (4 000 kWh/an) | 61,78 € | -2,55 € | 741 € |
Un soulagement limité
Même avec la baisse de juin, les factures restent très supérieures aux niveaux observés avant la crise énergétique.
Malgré la baisse, les factures restent nettement supérieures à celles de 2025
Même avec le recul observé en juin, les ménages continuent de payer leur gaz beaucoup plus cher qu’il y a un an.
Pour un foyer chauffé au gaz :
- la facture annuelle moyenne reste en hausse de +10,2 %
- soit environ +155 € supplémentaires sur un an
Cette hausse est parfois moins visible au printemps et en été, lorsque les besoins de chauffage diminuent fortement. Mais si les prix actuels se maintiennent jusqu’à l’hiver prochain, les dépenses énergétiques pourraient redevenir très lourdes dès les premiers mois froids.
Les projections montrent qu’avec les tarifs actuels :
- un foyer chauffé au gaz dépenserait environ 1 664 € sur l’année ;
- près d’un tiers de cette facture serait concentré entre janvier et février ;
- les dépenses hivernales resteraient très élevées malgré la baisse de juin.
Des prix toujours parmi les plus élevés depuis 2013
L’évolution du marché du gaz montre que la baisse observée en juin 2026 reste avant tout une correction après plusieurs années de forte hausse structurelle.
Depuis la crise énergétique de 2021 puis les tensions géopolitiques internationales, les prix du gaz se maintiennent à des niveaux historiquement élevés.
Aujourd’hui, les tarifs figurent encore parmi les plus hauts observés depuis plus de dix ans.
Par rapport à janvier 2021 :
- les prix du chauffage au gaz ont augmenté de plus de +120 %
- les tarifs liés à la cuisson ont quasiment doublé
Vers un été plus calme… avant un nouvel hiver sous tension ?
Les prochains mois devraient rester relativement favorables grâce :
- à une demande estivale plus faible ;
- à des stocks européens actuellement bien remplis ;
- à une stabilisation partielle des marchés de gros.
Les prix pourraient donc évoluer dans une zone plus stable pendant l’été.
Mais cette baisse ne garantit pas un retour durable à des prix bas. Le marché du gaz reste extrêmement sensible :
- aux tensions géopolitiques internationales ;
- à l’évolution du conflit au Moyen-Orient ;
- aux flux mondiaux de GNL ;
- et aux niveaux de stockage européens avant l’hiver 2026-2027.
Une nouvelle dégradation de la situation internationale pourrait rapidement relancer la volatilité des prix dans les prochains mois.
Jusqu’à 318 € d’écart entre fournisseurs : comparer les offres reste indispensable
Dans un marché toujours très volatil, le choix du fournisseur reste l’un des rares leviers immédiats permettant de réduire sa facture.
Les écarts entre les offres demeurent particulièrement importants en juin 2026 :
- jusqu’à 58 € d’écart annuel pour un profil cuisson ;
- jusqu’à 318 € d’écart pour un foyer chauffé au gaz.
Pour un profil chauffage, les factures annuelles observées sur le marché varient actuellement d’environ 1 556 € à près de 1 875 € selon les fournisseurs et les contrats souscrits.
Comparer les offres reste essentiel
Dans ce contexte, comparer régulièrement les offres de gaz apparaît plus que jamais essentiel pour limiter l’impact durable de la hausse des prix de l’énergie sur le budget des ménages.
À retenir
- -6,1 % sur le prix du chauffage en juin 2026
- Jusqu’à 7,18 € de moins par mois pour les foyers chauffés au gaz
- Les prix restent parmi les plus élevés observés depuis 2013
- Les ménages restent très exposés aux variations du marché
- Jusqu’à 318 € d’écart entre fournisseurs