Hausse du prix du gaz en mai 2026 : +20,6% pour le chauffage, un record historique depuis 2013
Table of Contents
- Une hausse record en mai, après un léger recul en avril
- Facture de gaz : +20€ par mois pour se chauffer, +7€ pour cuisiner
- Chauffage vs cuisson : une hausse plus forte pour les gros consommateurs
- Jusqu’à 318€ d’écart entre fournisseurs : une concurrence déterminante
- Des prix toujours très élevés depuis la crise énergétique
- Une hausse atténuée à court terme… mais lourde sur l’année
- Projection mensuelle détaillée des prix du gaz (2026–2027)
À partir du 1er mai 2026, le nouveau prix repère du gaz publié par la CRE entre en vigueur, marquant une hausse brutale pour les ménages français. Dans le détail, les foyers se chauffant au gaz subissent une augmentation de +20,6% en un mois, tandis que les usages cuisson enregistrent une hausse de +15,8%.
Il s’agit de l’une des plus fortes augmentations jamais observées depuis 2013, avec un impact direct et immédiat sur les factures.
Une hausse record en mai, après un léger recul en avril
Après une légère baisse en avril (-0,9% pour le chauffage), les prix repartent fortement à la hausse en mai 2026 :
- Chauffage (B1) : 0,1256 €/kWh → +20,6% en un mois
- Cuisson (B0) : 0,1562 €/kWh → +15,8% en un mois
| Usage | Prix mai 2026 | Évolution mensuelle | Évolution vs moyenne 12 mois |
|---|---|---|---|
| Chauffage (B1) | 0,1256 €/kWh | +20,6% | +17,9% |
| Cuisson (B0) | 0,1562 €/kWh | +15,8% | +13,8% |
👉 La hausse de mai est :
- la plus forte des 12 derniers mois
- la plus importante jamais enregistrée depuis 2013 pour le chauffage
Facture de gaz : +20€ par mois pour se chauffer, +7€ pour cuisiner
Cette hausse des tarifs se traduit directement sur les factures des ménages.
Impact mensuel
| Profil | Facture mai 2026 | Avril 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Cuisson (B0) | 64,32 € | 57,23 € | +7,09 € (+12,4%) |
| Chauffage (B1) | 145,87 € | 125,87 € | +20,00 € (+15,9%) |
Impact annuel
| Profil | Facture annuelle | Surcoût vs avril | Surcoût vs 2025 |
|---|---|---|---|
| Cuisson (B0) | 771,88 € | +85,12 € | +77,10 € |
| Chauffage (B1) | 1 750,40 € | +240,02 € | +171,64 € |
👉 En moyenne, un foyer chauffé au gaz paiera 240€ de plus qu’en avril, et 172€ de plus qu’il y a un an.
Chauffage vs cuisson : une hausse plus forte pour les gros consommateurs
Tous les ménages ne sont pas impactés de la même manière.
- Chauffage : +20,6%
- Cuisson : +15,8%
Facture moyenne selon le profil
| Profil | Consommation | Facture annuelle | Évolution mensuelle |
|---|---|---|---|
| Cuisson (Base) | 800 kWh | 272,17 € | +6,7% |
| Cuisson + eau chaude (B0) | 4 000 kWh | 771,88 € | +12,4% |
| Chauffage (B1) | 11 200 kWh | 1 750,40 € | +15,9% |
| Gros chauffage (B2I) | 70 000 kWh | 9 134,50 € | +19,6% |
👉 Les plus gros consommateurs subissent les hausses les plus importantes, avec jusqu’à +1 500€ en un mois pour les très gros profils.
Jusqu’à 318€ d’écart entre fournisseurs : une concurrence déterminante
Au-delà de la hausse globale, les écarts entre offres restent significatifs.
- Profil chauffage (B1) :
- Facture basse : 1 642 €
- Facture haute : 1 960 €
- 👉 Écart : 318 € par an
- Profil cuisson (B0) :
- Écart annuel : jusqu’à 58 €
Un levier pour atténuer la hausse
Au-delà de la hausse globale, les écarts entre offres restent significatifs. Comparer les offres permet donc d’amortir partiellement la hausse.
Des prix toujours très élevés depuis la crise énergétique
Malgré les fluctuations mensuelles, les prix restent durablement élevés.
- +138% depuis janvier 2021 pour le chauffage
- +105% pour la cuisson
👉 Concrètement :
- Une facture de 100 € avant crise équivaut aujourd’hui à 238 € (chauffage)
- et à 205 € (cuisson)
Une hausse atténuée à court terme… mais lourde sur l’année
L’impact immédiat peut sembler limité en raison de la saisonnalité :
- la consommation est plus faible au printemps
- la facture mensuelle reste contenue
👉 Exemple :
- en mai : environ 84,92 € pour un foyer chauffé au gaz
- contre plus de 280 € attendus en janvier
Projection mensuelle détaillée des prix du gaz (2026–2027)
Le tableau ci-dessous présente une projection mensuelle des prix du gaz pour les profils Cuisson (B0) et Chauffage (B1), à partir du niveau observé en mai 2026 (données CRE).
Ce niveau correspond à un prix de crise historique, atteint dans un contexte de forte tension sur les marchés du gaz liés à un choc géopolitique ayant perturbé les flux de GNL et entraîné une forte compression de l’offre en Europe.
Notre modèle propose un scénario central de normalisation progressive, combinant trois phases :
- Stabilisation des prix au niveau de crise (été 2026)
- Correction progressive liée à la détente du marché
- Rebond saisonnier classique en fin de période hivernale
Cuisson (B0) & Chauffage (B1) — évolution mensuelle
| Mois | Phase | Cuisson B0 (€/kWh) | Δ Cuisson | Chauffage B1 (€/kWh) | Δ Chauffage |
|---|---|---|---|---|---|
| Mai 2026 | Base | 0,15616 | — | 0,12558 | — |
| Juin 2026 | P1 | 0,15616 | 0,0% | 0,12558 | 0,0% |
| Juil. 2026 | P1 | 0,15616 | 0,0% | 0,12558 | 0,0% |
| Août 2026 | P1 | 0,15616 | 0,0% | 0,12558 | 0,0% |
| Sept. 2026 | P2 | 0,15225 | -2,5% | 0,12244 | -2,5% |
| Oct. 2026 | P2 | 0,14844 | -2,5% | 0,11938 | -2,5% |
| Nov. 2026 | P2 | 0,14473 | -2,5% | 0,11639 | -2,5% |
| Déc. 2026 | P2 | 0,14111 | -2,5% | 0,11348 | -2,5% |
| Jan. 2027 | P2 | 0,13758 | -2,5% | 0,11064 | -2,5% |
| Fév. 2027 | P2 | 0,13414 | -2,5% | 0,10787 | -2,5% |
| Mars 2027 | P3 | 0,13951 | +4,0% | 0,11218 | +4,0% |
| Avr. 2027 | P3 | 0,14230 | +2,0% | 0,11443 | +2,0% |
| Mai 2027 | P3 | 0,14372 | +1,0% | 0,11557 | +1,0% |
Lecture rapide
- Mai–août 2026 : stabilisation complète après le choc de prix
- Sept. 2026 – fév. 2027 : correction progressive (-2,5% / mois)
- Mars–mai 2027 : rebond saisonnier modéré lié à la demande hivernale
Le scénario met en évidence une baisse lente mais structurelle, suivie d’un ajustement saisonnier classique, sans retour rapide aux niveaux pré-crise.
- +20,6% pour le chauffage : record historique depuis 2013
- +20€/mois pour un foyer chauffé au gaz
- Jusqu’à 318€ d’écart entre fournisseurs
- Les gros consommateurs sont les plus touchés
- Des prix toujours parmi les plus hauts niveaux historiques