Bien qu’on ne puisse pas prédire l’avenir sur quelques années, on peut dessiner les contours de la reprise de l’immobilier après le 11 mai et pour les prochains mois.
Les zones géographiques très « tendues » comme Paris et les grandes métropoles, connaissent encore une demande bien supérieure à l’offre compte-tenu du manque de logements, et surtout de biens de qualité.
Certaines transactions pourraient être amenées à souffrir davantage que d’autres dans les mois à venir. C’est en effet le cas des primo-accédants sans apport minimum et des investissements locatifs. Déjà malmenés suite au durcissement des conditions d’octroi des crédits immobiliers consécutives aux recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), ces profils pourraient être amenés à se décourager.

Il est indéniable que cette crise aura aussi une influence à géométrie variable sur les prix. La fracture selon les zones pourrait encore s’accentuer.
Dans les zones tendues, comme Paris et les grandes villes, les prix pourraient se rétracter de 5 % à peine. La raison ? On n’y observe pas de spéculation, mais une attractivité croissante et des acquéreurs plutôt aisés. Les grandes villes recherchées depuis quelques années seront vraisemblablement plutôt épargnées compte-tenu de la densité démographique et du manque de logements.
Dans des villes moyennes moins attractives, on peut s’attendre à un repli de 10 à 15%.

Des vendeurs et des acheteurs confiants en sortie de crise

Mais alors que le printemps est la saison « haute » pour les transactions immobilières, la crise du Coronavirus a mis de nombreux projets en stand by !
Le marché de l’immobilier a été à l’arrêt du 17 mars au 11 mai. Les ventes immobilières ont chuté de 90% avec le confinement en région parisienne. En revanche, très peu de promesses de vente signées avant le 17 mars ont été annulées ; ce qui prouve la confiance des ménages dans l’immobilier.

Bonne nouvelle ! Près de 70% des vendeurs et acheteurs sont confiants face à l’avenir.

Certes, certaines personnes vont prendre le temps de la réflexion mais la pierre est, et restera une valeur refuge tangible. 68% des particuliers ayant un projet immobilier, considèrent la pierre comme l’investissement le plus sûr.
En effet, l’immobilier est une valeur intemporelle et répond à un besoin primaire, qu’il s’agisse de location ou d’achat.
Le marché immobilier français qui a connu une forte demande depuis ces dernières années est un marché « domestique » qui répond soit au besoin de se loger, soit à un besoin d’investir pour conforter sa retraite. C’est ce qu’aime souligner le cabinet de chasse immobilière DES MURS A PARIS.

Quant à une baisse des prix à court terme dans les zones tendues, seuls les vendeurs ayant un besoin impératif de vendre, pourraient accepter des offres un peu en-dessous de leurs attentes (peut-être 5%).
On constate en sortie de crise que les prix de vente au m2 n’ont pas fléchi sur Paris et R.P. Dans Paris, les Notaires estiment que le prix de vente au m2 devrait approcher les 10 700 € en juin 2020 (+8% sur un an). La Petite Couronne devrait enregistrer une hausse annuelle de + 6,7% et la Grande Couronne devrait être portée par le projet du Grand Paris.
Il faudra attendre plusieurs mois pour confirmer cette tendance.

Mais des incertitudes subsistent

Ce qui est sûr c’est que l’impact de cette crise à plus long terme est difficile à prévoir.

L’immobilier est un actif fortement résilient et seule une crise économique d’envergure qui s’inscrirait dans la durée, pourrait chambouler la donne. Un nombre important de chômeurs et de faillites d’entreprises ainsi qu’un durcissement des conditions de crédit, auront un impact direct sur la demande en matière d’immobilier.
Le nombre d’acquéreurs baisserait alors très significativement et les vendeurs devraient faire face à des négociations plus rudes et plus longues. Le rapport entre l’offre et la demande serait alors au profit des acheteurs.

Quels scénarios pour l’immobilier?

N°1 : Le plus optimiste
La contagion par le Coronavirus est rapidement enrayée et l’activité économique, soutenue par les aides gouvernementales, repart très rapidement. L’impact sur les prix de l’immobilier à Paris sera quasi inexistant.

N°2 : La plus envisageable
Le confinement a duré 2 mois et le « déconfinement » prendra du temps. La crise n’affectera alors pas durablement le marché à long terme mais la reprise se fera progressivement à court terme. Le niveau des ventes devrait mécaniquement chuter en 2020 car les futurs acquéreurs risquent de se crisper face à l’incertitude économique. Seuls les acquéreurs les moins touchés dans leur quotidien poursuivront leur projet immobilier. Les beaux produits continueront de se vendre et les logements mal situés ou avec de gros défauts, pourront subir des baisses de prix significatives.

N°3 : Le plus pessimiste
Le pire qui puisse arriver dans l’immobilier est un « crédit crunch » : les banques prêtent alors très difficilement pour faire une acquisition immobilière. Et si en plus, il y a de nombreux licenciements et faillites, on peut miser sur une forte baisse des prix de l’immobilier à Paris, due à une réduction très sensible du nombre d’acquéreurs. La loi de l’offre et de la demande sera alors en leur faveur vs des propriétaires qui auront du mal à vendre. Cette situation peut s’enkyster pendant quelques années avant d’assister à une nouvelle montée des prix.
Pour conclure :
Attendons les chiffres des ventes d’après confinement, enregistrées par les notaires, qui attesteront de la tendance réelle.
Mais d’après DES MURS A PARIS, il faut rester confiant car l’immobilier devrait rester une valeur refuge face aux autres types d’investissements aléatoires et volatiles.

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