La France, 4ème pays d’accueil des étudiants étrangers

Il est désormais courant pour les jeunes étudiants, dans le cadre des études supérieures, de partir étudier à l’étranger. La France se classe particulièrement bien dans le classement des pays d’accueil des étudiants étrangers. Les étudiants français ne sont pas sans reste et sont toujours aussi enclins à étudier hors de l’hexagone. Voici une analyse qui ne traite que des étudiants souhaitant obtenir un diplôme à l’extérieur de leur pays d’origine (« mobilité liée à un diplôme »).

Des étudiants de plus en plus nombreux à partir

Accueillir des étudiants étrangers dans ses universités est devenu une priorité pour certains pays. En effet, il est important d’attirer les futurs talents qui pourraient potentiellement débuter leur carrière là où ils ont réalisé leurs études. De plus, de nouveaux pays tels que la Chine, le Japon ou l’Arabie Saoudite commencent à développer leurs programmes scolaires et espèrent accueillir de plus en plus d’étudiants étrangers dans l’optique d’accroitre leur influence.

L’offre se développe mais la demande est elle aussi en augmentation constante. En 2013, on dénombre plus de 4.1 millions d’étudiants partis à l’étranger pour étudier. Ils n’étaient que 2 millions en 2000. D’où viennent ces étudiants en quête de mobilité ? La région ayant observé la plus grosse augmentation de départs est l’Asie centrale avec prêt de 165 500 élèves (soit 7,6 % de taux de mobilité) scolarisés à l’étranger en 2013. Ces derniers n’étaient que 67 300 (3,5%) dix ans plus tôt. Les régions qui ont quant à elles un taux peu élevé de mobilité chez les étudiants sont l’Asie du Sud et de l’Ouest (1%), l’Amérique latine et les caraïbes (0,9%) et l’Amérique du Nord (0,5%). À titre de comparaison, le taux de mobilité de des étudiants français est de 3,3%.

Quelles sont les destinations privilégiées ?

Nous notons depuis quelques temps l’émergence de pôles régionaux notamment vers des destinations dites moins « traditionnelles ». Il est désormais plus aisé d’assouvir son désir d’exotisme grâce aux nombreuses opportunités disponibles dans les universités étrangères. Des pays comme la Chine, la Malaisie, Singapour, la Nouvelle Zélande ou les Émirats arabes unies viennent concurrencer des destinations jusque là favorisées telles que les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore l’Australie. Néanmoins, en 2013, six pays accueillaient encore près de la moitié des étudiants internationaux : les Etats-Unis (19% des étudiants étrangers), le Royaume-Uni (10%), l’Australie (6%), la France (6%), l’Allemagne (5%) ainsi que la Russie (3%).

Parmi les destinations les plus souvent sélectionnées en Asie on y retrouve la Chine, la République de Corée, la Malaisie, Singapour et la Nouvelle-Zélande qui rassemblent 7% du capital intellectuel lié aux étudiants internationaux.

 Quant aux États arabes, le trio Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unies et Égypte ont accueilli 4% des étudiants nomades.

Partir sans trop s’éloigner

On remarque dans les chiffres de l’Unesco que les pôles régionaux sont aussi appréciés par les étudiants de cette même région qui ne souhaitent pas trop s’éloigner culturellement et qui sont de plus en plus sensibles aux frais engrangés par un départ à l’étranger.

Comme exemple, nous pouvons prendre celui des États arabes dont la part d’étudiants internationaux qui étudient dans leur propre région est passée de 12 à 30 % entre 1999 et 2013. Autre exemple significatif, en Europe centrale et orientale, cette part est passée de 25 à 40 % sur la même période.

Pour conclure, la France, qui a certes perdu une place dans le classement ne voit cependant pas baisser le nombre d’étudiants étrangers qu’elle accueille. Les étudiants sont de plus en plus nombreux à quitter leur pays d’origine pour étudier mais les tendances changent et la concurrence se fait de plus en plus ressentir.

Posté par Marion Le Floch

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