2 Français sur 3 déclarent être personnellement gênés par le bruit à leur domicile (enquête TNS Sofres de 2010 sur le bruit).
La sensibilité au bruit est plus forte chez soi que sur son lieu de travail ou dans ses déplacements. Le domicile apparaît comme un lieu de refuge où l’on ne veut pas être dérangé. C’est un endroit où l’on se montre donc plus facilement gêné par le bruit… des autres ! Pour un Français sur 2, les bruits sont jugés plus dérangeants en journée que la nuit. 

Test modification

Quelques notions sur le son

Le son est engendré par une onde acoustique. Il est déterminé par sa fréquence (du grave à l’aigu exprimée en Hertz) et par son intensité (mesurée en décibels). Le seuil d’audibilité est fixé à 0 dB. Il correspond au son le plus faible que l’oreille humaine peut distinguer.

Une autre composante est à prendre en compte : l’émergence. Il s’agit de la quantité de bruit qui dépasse le niveau de sonore ambiant. En effet, suivant l’intensité du bruit de fond, les bruits périodiques seront dans certains cas perçus, dans d’autres non.

On peut différencier les bruits en fonction de leur propagation. Tout d’abord les sons peuvent se propager par voie aérienne. Comme son nom l’indique, les ondes sont transmises à l’aide de mouvements dans l’air. Il s’agit par exemple de la circulation automobile que vous entendez depuis chez vous, ou de la musique venant d’une autre pièce de la maison. L’autre type de propagation est la voie solidienne. C’est-à-dire que les sons sont transmis via les planchers, parois ou éléments de structure. Ce sont des bruits d’impacts ou de chocs, comme par exemple des bruits de pas.

Pour comparer les matériaux isolants entre eux, nous utiliserons principalement la notion d’indice d’affaiblissement. C’est la capacité d’une paroi ou d’un isolant à atténuer le niveau sonore perçu. Il s’exprime en dB, plus il est grand plus sa capacité à affaiblir le son est grande.

Isolation phonique contre les bruits aériens


Le bruit se propage par l’air en le faisant vibrer, il se diffuse donc quand l’air vient impacter une cloison, le sol ou un plafond. De même, si le son est transmis à un plafond sur lequel est fixée une cloison, alors le bruit se transmettra aussi à cette cloison. 

Pour réaliser une isolation phonique des murs, du sol ou des plafonds, vous pouvez utiliser de la laine de coton recyclé en panneaux (densité 25kg/m3). Lorsqu’il s’agit d’isoler thermiquement et phoniquement des combles perdus ou de remplir les caissons d’un plancher intermédiaire, la laine de coton en vrac est plus adaptée.

Ces panneaux de coton sont fabriqués dans diverses épaisseurs partir de 45 mm. Ils sont conçus pour remplir des cloisons de séparation constituées d’une ossature bois ou métal et fermées par des plaques de plâtre. En outre, on veillera à poser tout autour de la cloison des bandes absorbantes (bandes résilientes) en chanvre ou en liège. Ces bandes absorberont les vibrations transmises à la cloison et donneront une bonne étanchéité à l’air.

En règle générale, l’isolation phonique passe par la suppression de tous les passages d’air, car c’est par là que passent aussi les sons ! De même, afin d’augmenter les capacités phoniques de cette cloison, on peut la refermer avec deux plaques de plâtre l’une sur l’autre. L’isolation phonique n’en sera que meilleure !

L’isolation contre les bruits d’impact : explications


Cet autre type d’isolation acoustique consiste à atténuer les bruits générés sur le sol et transmis au plafond. Dans ce cas, la meilleure solution consiste à isoler au plus près du bruit, donc sur le sol qui reçoit les impacts. La deuxième solution si la première n’est pas possible consiste à isoler au plafond sous le plancher qui pose problème.
 

Bruits d’impacts : isolation phonique du sol


Le plus simple consiste à poser au sol des panneaux d’isolant rigide comme le liège expansé. Vous recouvrirez ces panneaux avec un revêtement rigide type parquet à clipser. Il faudra aussi prendre soin de poser en périphérie de la pièce, collée en bas du mur, une bande résiliant de feutre de chanvre qui permettra une jonction parfaite de l’isolant avec la paroi, tout en assurant une étanchéité parfaite à l’air.

Pour une isolation phonique et acoustique plus performante, vous pouvez ajouter sur le premier isolant des panneaux OSB (panneau en bois): ils freineront la propagation du bruit grâce à leur densité. En effet, le son progresse mal quand il doit traverser des isolants de différentes densités. Il convient donc, à chaque fois que c’est possible, superposer des isolants de densités différentes. Attention, ces différents isolants ne doivent pas être liés entre eux par des liaisons mécaniques (éviter les vis et les clous) mais collés ou simplement posés l’un sur l’autre.

Pour une isolation acoustique encore plus efficace, nous vous conseillons les granulés de liège expansés qui serviront d’égalisation et les plaques sol Fermacell. La mise en œuvre consiste à épandre et à niveler au sol ces fameux granulés puis de les recouvrir avec les plaques sol Fermacell qui pourront recevoir tous types de finition, même du carrelage !

Avantages : ce système permet en plus de redresser les sols irréguliers, de passer des gaines techniques dans les granulés, et on peut en même temps ajouter un isolant thermique en panneaux si on le désire. La pose de ces granulés se réalise à sec, ce qui est particulièrement intéressant en rénovation sur un ancien plancher.

CARACTÉRISTIQUES DU LIÈGE D’ISOLATION PHONIQUE

CORRECTION PHONIQUE

Dans un local, le son émis par une source sonore se réfléchit sur toutes les surfaces et persiste après que la source sonore se soit tue. Ce phénomène s’appelle la réverbération.
Le temps de réverbération est le temps nécessaire pour que l’intensité du son résiduel devienne un million de fois plus faible que le son primitif.

Un temps de réverbération élevé donne origine à de mauvaises conditions acoustiques : il faut revêtir les murs, le plafond et le plancher d’un matériau absorbant caractérisé par son coefficient moyen d’absorption :

10 mm = 0,3 %, soit une absorption des bruits de 30 %.

AFFAIBLISSEMENT DES BRUITS EXTÉRIEURS

Liège 30 mm = affaiblissement moyen 30 dB

 

QUESTIONS ACOUSTIQUES

Quels sont les problèmes de bruit dans une pièce et les applications possibles du liège ?

En matière de bruit, cinq types de problèmes importants peuvent se poser.

Les trois premiers visent l’isolation acoustique d’une pièce d’un logement vis-à-vis des logements ou autres locaux voisins :

  1. On entend « trop bien » les voisins ? Leurs conversations, la radio, la télévision …
    Il faut augmenter l’isolation acoustique contre les bruits dits « aériens ». Cela se réalise à l’aide de procédés bien étudiés de renforcement. Mais dans presque tous les cas, il est nécessaire de faire au préalable un diagnostic sérieux qui permet de déceler les voies prépondérantes de transmission des bruits.
  2. Les bruits de vos pas ou des chutes d’objets sur le sol sont susceptibles de gêner vos voisins ? Il faut augmenter l’isolation vis-à-vis des bruits d’impact en isolant le sol et en remplaçant le revêtement de sol existant par un autre plus efficace. Dans ce cas, le liège peut permettre de résoudre le problème grâce aux dalles de sol.
  3. Les robinets ou appareils divers créent des bruits gênants ? Il faut d’abord vérifier le réglage et l’entretien de ces appareils (remplacement d’un clapet de robinet, détartrage d’un brise-jet,…). Si le résultat n’est pas concluant, il est préférable de les remplacer par d’autres réputés pour leur caractère silencieux ou de les désolidariser des parois du bâtiment. Vous pouvez aussi calfeutrer certains équipements et canalisations avec de la laine de coton en panneaux souples.
  4. Le troisième problème est relatif à l’isolation acoustique vis-à-vis des bruits extérieurs, qu’il s’agisse de bruits d’avions, de circulation routière ou ferroviaire. Les façades et essentiellement les fenêtres sont à traiter (étanchéité des châssis, vitrages plus épais, …).
  5. Enfin le cinquième type de problème d’isolation est lié à une recherche du confort interne à un logement. Il se traduit par la correction acoustique d’un local. Là encore, le liège peut y contribuer efficacement. La correction acoustique d’un local est la technique qui consiste à obtenir une ambiance sonore bien adaptée à l’émission et à l’écoute des sons qui y sont produits.

    Lorsqu’un bruit est émis dans une pièce il se produit des ondes qui se réfléchissent sur les parois. Cela provoque des phénomènes d’échos et donne au local une certaine réverbération. Lorsque les parois sont revêtues d’un matériau absorbant acoustique tel que le liège, les échos gênants sont atténués et la réverbération diminue, ce qui rend le local plus agréable.

    Mais l’absorption par un matériau dépend de la fréquence des sons émis. Elle n’est pas la même dans les fréquences graves (les basses d’une chaîne haute-fidélité), les fréquences moyennes (celles qui sont les plus importantes dans les bruits de conversations) et les fréquences aiguës (tels que les sifflements).

    Le traitement acoustique de la pièce doit permettre l’absorption régulière des sons de fréquences différentes de manière à avoir la réverbération souhaitée.

Pourquoi le liège est-il un absorbant acoustique ?

Parce qu’il est constitué naturellement de 95 % de gaz inerte.

Quels types de fréquences absorbe le liège et peut-on, avec du liège, effectuer une correction acoustique poussée, c’est-à-dire absorber les graves, le moyennes et les aiguës ?

Les qualités anti vibratiles du liège permettent également d’isoler des appareils ou outils particulièrement bruyants à cause vibrations qu’ils propagent par le sol.

Comportement Phonique du liège expansé

Réduction des bruits d’impacts * 20 dB BF (graves 100-315 Hz)
40 dB MF (médiums 400-1215 Hz)
30 dB HF (aigus 1600-4000 Hz)
Réduction des bruits aériens * 30 dB BF (graves 100-315 Hz)
35 dB MF (médiums 400-1215 Hz)
34 dB HF (aigus 1600-4000 Hz)
Absorption phonique en 50 mm 40% à 400 Hz / 50% à 3500 Hz

(* Tests effectués avec 30 mm de liège + 20 mm de plâtre)

Grâce à sa structure cellulaire compacte et souple, le liège absorbe un maximum des ondes (bruits) reçues.

L’isolation phonique ou acoustique s’étudie à 3 niveaux :

  • Correction acoustique d’une ambiance : réduction du niveau sonore en dB (décibels)
  • Réduction du temps de réverbération.
  • Isolation acoustique de la transmission des bruits aériens : réduction des transmissions sonores (voix, appareils,…) provenant de l’extérieur (salles contiguës ou extérieur) et se propageant par les parois, planchers, toitures,…

Le coton, l’acoustique par nature

La qualité coton

Par rapport aux autres isolants, la laine de coton constitue, par ses qualités intrinsèques, un produit particulièrement efficace :

  • En termes de durabilité : de par ses propriétés mécaniques, le coton ne se délite pas. Une résistance au temps garantie par des tests de vieillissement.
  • En termes de performance : le coton offre une résistivité thermique élevée et constitue la référence de l’absorption acoustique.
  • En termes de confort : le coton est un produit sain, naturel, respectueux de la santé des habitants et de l’environnement. Il garantit également une pose rapide, facile et sans irritation.

Le coton, la référence acoustique

La fibre de coton est utilisée depuis des décennies pour ses excellentes performances acoustiques, notamment par les industries automobiles et ferroviaires.

Que ce soit le tambour de la machine à laver, le secteur automobile, le coton est présent pour venir absorber les sons et les affaiblir.

Le bruit, source de nuisances sonores

Nombreux considèrent le bruit comme une fatalité. Des solutions simples mettant en
œuvre des matériaux comme l’isolant en laine de coton Métisse (ou Buitex) existent pourtant et permettent d’améliorer l’acoustique d’un lieu public ou privé.

L’affaiblissement acoustique, c’est la réduction des nuisances sonores, d’une pièce à une autre, au travers d’une paroi.

Le modèle technique adopté est celui du système « masse-ressort-masse ».

Placé entre deux plaques de parement, Métisse®, isolant souple, jouera le rôle de ressort et contribuera à l’affaiblissement des bruits.

Le schéma ci-contre illustre le principe de fonctionnement. La première paroi rigide réfléchit une partie du bruit. En partie absorbés par l’isolant, les bruits résiduels seront réfléchis par la deuxième plaque de parement. Au final, seule une faible partie résiduelle de l’émission sonore traversera les 3 épaisseurs.
L’affaiblissement se mesure en dB « gagnés ».

Affaiblissement de 42dB avec la laine de coton Métisse® en cloison de distribution standard 72/48, et plus de 68dB avec la laine de coton Métisse® en cloison séparative SAD180.

Vous l’avez compris, si vous voulez améliorer votre isolation phonique, il faut en tout premier lieu identifier d’où viennent ces nuisances et les corriger si possible. Dans certains cas, une étude acoustique se relèvera d’une grande aide. Devant la complexité de l’isolation phonique, le recours à des professionnels sensibilisés avec une certaine expérience vous assurera des travaux réussis. En outre, vous pourrez retrouver tous les matériaux isolants évoqués dans cette étude sur le site eco-logis.com.

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