L’investissement immobilier saisonnier ou de courte durée ressemble de plus en plus à un miroir aux alouettes. On est en droit de se demander si la crise du Coronavirus qui a littéralement vidé les logements dédiés à la location courte durée ne va pas signer l’arrêt de mort de ce qui était encore présenté récemment comme le « Graal » de l’investisseur immobilier.

Les atouts de l’investissement locatif saisonnier…

Sur le papier, ce type d’opération présentait pourtant bon nombre d’atouts.

Tout d’abord, elle met sur le marché des logements répondant à une tendance de fond : de plus en plus de touristes « mondialisés » parcourent la planète ces dernières années. Et la France est une destination de choix.

Ensuite, ces mêmes touristes affichent une nette préférence pour la location directe auprès des propriétaires, délaissant quelque peu les hôtels.

Et, le fin du fin, ce style d’investissement offre une rentabilité souvent intéressante pour peu que votre logement soit situé dans le centre d’une grande ville accueillant à la fois des vacanciers mais également du tourisme d’affaires.

Des inconvénients de plus en plus forts

Bien entendu, des inconvénients sont reconnus (et acceptés) à ce mode d’investissement. Le premier de ces inconvénients est le coût du bien immobilier : celui-ci se devant d’être de bon standing, il faut mettre la main à la poche pour qu’il plaise au plus grand nombre. Il est également nécessaire de le meubler et de le décorer, ce qui entraîne de facto un surcoût.

Si la rentabilité peut être au rendez-vous, elle a son revers : il vous faut dépenser beaucoup de temps et de l’énergie pour gérer de la location courte durée. Mise en ligne des annonces sur divers sites, tenue du calendrier, accueil / départ des visiteurs, ménage, blanchisserie… Un vrai boulot à plein temps. Sauf à déléguer ces tâches… ce qui diminue fortement la fameuse rentabilité.

Quelles conclusions tirer des éléments qui précèdent ?

Tout d’abord qu’une bonne stratégie d’investissement immobilier n’échappe pas à la sacro-sainte règle de la diversification. Ceux qui ont concentré leurs investissements à 100 % sur la location saisonnière s’en mordent les doigts avec la crise liée au Covid-19 : ils n’ont plus une seule recette alors même qu’ils doivent toujours rembourser leur emprunt et faire face aux traditionnelles charges de copropriété. Certains d’entre eux se retrouvent littéralement étranglés.

Malgré tout, si vous avez un ou plusieurs logements loués de la sorte, le mieux est de vous ménager une porte de sortie. Vous pouvez par exemple louer en meublé à l’année, ce sera moins rentable mais vous deviendrez un investisseur plus serein !

Il est peut-être également temps de prendre conscience que la course à la rentabilité présente quelques limites. Ne vaut-il mieux pas réduire ses prétentions en la matière et dormir sur ses deux oreilles ?

Dernière conclusion : les gourous qui vous ont conseillé d’investir massivement sur la location courte durée ne doivent plus retenir votre attention. En effet, bon nombre d’investisseurs débutants qui ont écouté ces « spécialistes » se sont jetés sur la location saisonnière en construisant leur business plan sur des revenus qui ont aujourd’hui disparu. Le réveil risque d’être brutal…

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