Un rapport de Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) peut être assez compliqué à interpréter,
et nous allons essayer de vous aider à y voir plus clair. Au-delà des résultats (une note performance
énergétique et une note émission de gaz à effet serre), ce diagnostic immobilier (www.monser.fr)
comprend un certain nombre d’informations utiles pour se faire une meilleure idée de la
performance énergétique du logement dans lequel on s’apprête à emménager.
Tout d’abord, on peut se dire approximativement la chose suivante concernant la note de
performance énergétique (en bas à gauche de la première page) :

  • A ou B : logement très économe, comme on en trouve rarement
  • C à E : logement avec des performances correctes, le plus courant
  • F ou G : logement énergivore, qu’on trouve également beaucoup

Il y a toutefois une distinction à faire en fonction de la méthode qui a été utilisée pour établir le DPE :

  • Méthode dite « calcul conventionnel », appliquée pour les logements construits après 1948 et
    équipés d’un chauffage individuel
  • Méthode dite « sur facture », appliquée pour tous les autres (logement d’avant 1948 ou chauffage
    collectif)
    Ces deux méthodes sont présentées en détail sur le site du Ministère de la Transition Ecologique et
    Solidaire (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/diagnostic-performance-energetique-dpe). La
    méthode utilisée est indiquée en milieu de première page de votre DPE.
    Pour faire simple, dans le cas d’un méthode « calcul conventionnel », le diagnostiqueur immobilier
    relève toutes les caractéristiques du logement pour faire son calcul. Dans le cas d’une méthode « sur
    facture », le résultat se base sur les factures de consommations d’énergie des occupants du logement,
    donc dépend des habitudes de chauffage de vos prédécesseurs.

COMPRENDRE SON DPE METHODE 3CL (calcul conventionnel)


Dans le cas d’un DPE « calcul conventionnel », vous pouvez avoir toute confiance dans le résultat qui
est indiqué. En plus des deux notes (performance énergétique et émission de gaz à effet de serre),
deux informations doivent retenir votre attention :

  • D’une part, au milieu de la première page, il est indiqué les frais annuels de chauffage auxquels vous
    pouvez vous attendre, en euros.
  • D’autre part, en haut de la 4ème page, une ou plusieurs mesures d’amélioration apparaissent, avec
    la nouvelle note de performance énergétique qui découlerait de ces améliorations. En appliquant
    une règle de trois, vous pouvez calculer ce que serait vos nouveaux frais annuels de chauffage une
    fois l’amélioration mise en oeuvre (par exemple, s’il est indiqué que l’amélioration ferait passer votre
    note de 200 à 100 et que vos frais annuels de chauffage estimés sont de 500€, ils deviendraient
    250€).

Certaines améliorations sont peu coûteuses et peuvent être très efficaces, comme remplacer les
robinets des radiateurs par des robinets thermostatiques, qui coupent le chauffage lorsqu’il fait
suffisamment chaud.

COMPRENDRE SON DPE METHODE sur facture


En revanche, si votre DPE a été établi avec la méthode « sur factures », prenez les résultats avec des
pincettes.
Par exemple, si on vous fournit un DPE avec une note de performance énergétique de A ou B pour un
logement ancien, ce n’est pas forcément que son isolation est très performante. En effet, la note est
basée sur les consommations de chauffage des occupants, il est donc possible que :

  • Les habitants précédents occupent peu le logement (résidence secondaire par exemple)
  • Le logement soit fait pour une famille avec 4 enfants, mais que les enfants ayant tous quitté le
    foyer, une seule des 5 chambres est chauffée
  • Les habitants sont particulièrement peu frileux et ne chauffent jamais
    Inversement, une note de G peut signifier que le logement sert également de bureau à ses occupants
    et qu’il est chauffé toute la journée, ou que les habitants préfèrent avoir très chaud.

Dans le cas d’un DPE « sur factures », vous en apprendrez en réalité plus en questionnant les anciens
occupants sur leurs habitudes de chauffage que grâce aux informations du DPE. Demandez-leur donc
par exemple :

  • Chauffent-ils beaucoup quand ils sont présents ?
  • Sont-ils plutôt frileux ou insensibles au froid ?
  • Ont-ils l’impression que le logement se refroidit vite dès qu’ils éteignent le chauffage ?
  • Y a-t-il des endroits particulièrement froids (près de certaines fenêtres, de certains murs, ou dans
    certaines pièces qui seraient donc mal isolées) ?

Voilà qui devrait vous aider à comprendre au mieux votre DPE ! Pour encore plus d’informations sur
le sujet, vous pouvez consulter nos articles sur le DPE (https://www.monser.fr/blog/category/dpe/).

Commentaires

bright star bright star bright star bright star grey star

Pour en savoir plus sur notre politique de contrôle, traitement et publication des avis, cliquez ici.