ADSL vs VDSL : on vous explique tout

 

L’une des étapes les plus primordiales lors d’un changement d’adresse, à côté de l’ouverture du compteur et de l’assurance habitation, c’est le déménagement de la box Internet. En bon internaute que vous êtes, vous avez demandé son avis à Google pour trouver la meilleure box pour chez vous, vous avez même poussé la curiosité jusqu’à réaliser un test d’éligibilité, et là, tiens : vous avez le choix entre des box ADSL ou VDSL. Grande confusion. Quelle est la différence ? Quelle est la meilleure ? Petit précis de ce que sont l’ADSL et le VDSL et leurs avantages respectifs. 

ADSL et VDSL : deux segments de l’xDSL

 

L’ADSL, tout le monde connait, du moins de nom. Le sigle signifie Asymmetric Digital Subscriber Line, il s’agit d’une technologie de communication permettant de recevoir entre autres, une ligne de téléphone et des données numériques. Le protocole ADSL figurait parmi les premières technologies de transfert de données au web. Encore aujourd’hui, l’ADSL reste la principale technologie de communication utilisées dans les logements pour la connexion à Internet, bien qu’étant progressivement remplacées par la fibre optique, la petite dernière de la famille des télécoms.

 

Le VDSL est en quelques sorte une version 2.0 de l’ADSL, plus performance, mais moins accessible. Côté structure, le réseau Very-High-Bit-Rate DSL fonctionne d’ailleurs en s’appuyant sur la même infrastructure que l’ADSL traditionnel, à savoir le réseau téléphonique.

La différence, c’est que là où l’ADSL se cantonne à passer par le fil du téléphone, le VDSL lui emprunte également les fils de cuivre, ce qui lui permet de proposer des débits de connexion plus puissants que ceux de l’ADSL.

VDSL ou ADSL ?

 

Si en choisissant votre box Internet chez Orange, SFR, Bouygues, etc, le fournisseur vous propose une version VDSL, mieux vaut opter pour le VDSL. C’est un peu la logique “Pepsi-ou-Coca” ; sur le papier, c’est presque la même chose, mais on sent la différence en vrai. Avec le VDSL, la rapidité de navigation est autrement plus rapide qu’avec l’ADSL, en upload (débit montant), comme en download (débit descendant).

 

En effet, le VDSL permet d’atteindre des débits descendants allant de 15 à 70 mégabits par seconde, contre des débits de 1 à 15 mégabits par seconde pour l’ADSL. Soit une vitesse de download multipliée par 4.

 

Côté débit descendant, là où les débits ADSL oscillent entre 0,5 et 1 mégabit par seconde, le VDSL peut monter jusqu’à 12 mégabits par seconde contre une fourchette de 0,5 à 1 pour l’ADSL. Un gain de temps que les adeptes de jeux en ligne et de streaming (légal) apprécieront.

 

Contrairement à la fibre optique jusqu’au domicile qui nécessitent des travaux de raccordement (branchement, installation de la prise, etc), lesquels sont payants, les abonnements VDSL se souscrivent comme leurs homologues ADSL (souvent au même prix) et les box sont aussi simples à installer.

 

Par ailleurs, l’ensemble du territoire métropolitain étant déjà couvert par le réseau téléphonique d’Orange (le même qui s’attèle à déployer la fibre jusqu’au domicile et qui proposera peut-être bientôt des contrats d’électricité), le VDSL ne nécessite aucun travaux de câblage supplémentaire pour celles et ceux qui seraient tenté(e)s par l’aventure VDSL

Article rédigé par Augustin Dortu