Quels sont les impacts d’une carrière à l’étranger sur la retraite ?

Vous souhaitez avoir une expérience professionnelle à l’étranger mais ne savez pas quel sera l’impact sur votre retraite future ? Nous allons vous aider à décrypter les différents mécanismes d’équivalence qui existent dans la législation, ainsi que les possibilités qui s’offrent à vous pour ne perdre aucun droit à la retraite. 

La limitation de la perte de droit retraite grâce à l’équivalence des trimestres

Le droit international et européen permet aujourd’hui de prendre en compte les trimestres passés à l’étranger dans la retraite française, ce qui vous permettra de ne rien perdre en termes de durée d’assurance.

En effet, la France a conclu de nombreuses conventions bilatérales avec des pays dans le monde entier. Ainsi, au total, la France a signé ce type d’accord de Sécurité sociale avec 70 pays étrangers, dont 40 Etats hors d’Europe. 

Grâce à ces conventions, vous allez pouvoir en tant qu’expatrié, travailler pour le compte du pays étranger, cotiser auprès de ses organismes de Sécurité sociale, et en même temps valider les trimestres passés à l’étranger dans votre retraite française. Concrètement, le temps passé à l’étranger ne sera pas perdu et sera comptabilisé pour déterminer le taux de vos pensions, au moment de la liquidation de vos retraites. 

S’il s’agit d’un Etat européen, les dispositions sont encore plus favorables car non seulement les trimestres travaillés en Europe sont comptabilisés dans la carrière française, mais un Salaire Annuel Moyen communautaire sera appliqué à vos pensions françaises. 

Ainsi, en lieu et place de la moyenne des 25 meilleures années utilisées pour calculer le montant de votre pension de base, ce nombre sera proratisé à votre durée d’assurance en France ramenée sur votre durée d’assurance totale, tous pays confondus. 

Par exemple, si vous travaillez deux années dans un Etat européen, vous allez valider 8 trimestres. Si à la fin de votre carrière, vous avez acquis 160 trimestres en France, votre Salaire Annuel Moyen sera calculé sur : 25*160/168 = vos 24 meilleures années au lieu des 25. 

Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter l’infographie sur les pays ayant un accord avec la France.

Attention, le transfert de trimestres ne se fait pas automatiquement d’un pays à l’autre. Ainsi, pensez à bien anticiper le nombre de trimestres travaillés à l’étranger afin de déterminer de façon précise la date d’obtention du taux plein, car l’Assurance Retraite ne prendra pas en compte ces trimestres dans les estimations qu’elle vous enverra. 

En cas de doute sur le nombre de trimestre, n’hésitez pas à contacter l’organisme de Sécurité sociale local, qui vous adressera un relevé de carrière précis. Vous pourrez alors transmettre ce document à l’Assurance Retraite qui sera en mesure de régulariser votre relevé de carrière en prenant en compte les trimestres étrangers. 

Si vous n’avez pas fait ces démarches, il faudra bien penser à signaler à l’Assurance Retraite votre temps de travail à l’étranger au moment de la liquidation de vos pensions. L’Assurance Retraite fera alors la liaison avec la caisse de retraite étrangère pour établir le nombre de trimestres supplémentaires auquel vous avez droit. 

Ce type de démarche administratif étant chronophage, pensez à bien vous y prendre six mois à l’avance pour demander vos retraites, afin qu’il n’y ait aucun retard sur le versement de vos pensions. 

L’absence de perte de droit retraite grâce à la cotisation volontaire

Si vous ne souhaitez pas être pénalisé par votre départ à l’étranger sur vos futures retraites françaises, la solution est toute trouvée : la cotisation volontaire auprès des caisses de retraite. Cependant, cette solution n’est valable que pour les expatriés salariés. 

Vous pouvez opter pour une cotisation auprès de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE), afin de valider des trimestres et un salaire pour votre retraite de base. Vous pouvez également cotiser auprès des caisses de retraite complémentaire des salariés expatriés, CRE-IRCAFEX, pour acquérir des droits équivalents à l’AGIRC-ARRCO. Cela vous permettra d’avoir une retraite semblable à celle que vous auriez eue si vous aviez poursuivi votre carrière en France.  

Cependant, cette solution a un coût important car ces cotisations vont s’ajouter à celles que vous allez payer auprès du régime de sécurité sociale local. N’hésitez pas à en parler avec votre employeur dans le cadre de la négociation salariale, car il s’agit d’un avantage salarial que certaines entreprises sont prêtes à mettre sur la table. 

Les carrières des expatriés sont des carrières complexes. En fonction du pays où vous avez eu une activité professionnelle, faire valoir vos droits à la retraite peut s’avérer compliqué. C’est pourquoi il est intéressant de déléguer votre départ à la retraite à un intermédiaire comme NEOVIA Expertise Retraite. Leurs experts vous accompagnent pour vérifier votre carrière, corriger les différentes anomalies auprès des caisses et liquider vos retraites, pour vous faire gagner du temps et de l’argent. 

Posté par Julien G

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