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L’escalade militaire au Moyen-Orient depuis la fin février secoue déjà les marchés de l’énergie. En quelques jours, le prix du gaz en Europe s’est envolé, ravivant le spectre de la crise énergétique de 2022. Si les niveaux restent encore loin des records atteints après l’invasion de l’Ukraine, la hausse est rapide et pourrait se répercuter sur les factures d’électricité et de gaz des ménages français dans les prochains mois.
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Avant les frappes militaires contre l’Iran, le MWh de gaz s’échangeait autour d’une trentaine d’euros. Le 2 mars, le cours du gaz sur le TTC néerlandais (considéré comme la référence européenne) a atteint 47,70€ par MWh, et le 3 mars, il est passé au-dessus des 60€, soit le double par rapport à la semaine précédente.
Au total, les prix du gaz en Europe ont progressé de 30 % à plus de 50 % en quelques jours, selon les estimations des marchés. Cette flambée s’explique principalement par les craintes de perturbations sur les flux d’énergie au Moyen-Orient, notamment dans le détroit d’Ormuz, par où transite environ 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL).
Les tensions ont également été accentuées par l’arrêt de production d’une grande installation gazière au Qatar après une attaque de drones, ce qui a immédiatement tendu le marché mondial du GNL.
Pour accentuer le tout, cette flambée des prix intervient alors que les réserves de gaz en Europe sont particulièrement faibles. Les températures hivernales rigoureuses ont fortement entamé les stocks, faisant chuter leur niveau de remplissage à environ 39% début février, soit nettement moins que lors des mêmes périodes en 2024 et 2025.
Malgré cette hausse, les prix restent pour l’instant inférieurs aux niveaux atteints lors de la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, quand le gaz avait dépassé 300€/MWh à l’été 2022.
Aujourd’hui, même au plus fort de la tension, les prix oscillent autour de 60€/MWh, soit un niveau élevé, mais encore loin des records historiques.
Toutefois, la situation reste fragile : une perturbation prolongée des exportations des pays du golfe Persique (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirat arabes unis, Irak, Koweït, Qatar) pourrait provoquer une nouvelle envolée des prix. Certains analystes estiment même qu’un blocage du détroit d’Ormuz pendant un mois pourrait plus que doubler les prix européens du gaz.
Même dans des pays où l’électricité est largement produite par le nucléaire, comme la France, le gaz reste déterminant pour la fixation des prix sur le marché européen.
Le mécanisme du marché de l’électricité repose sur la centrale la plus chère appelée pour équilibrer le réseau, souvent une centrale à gaz. Ainsi, lorsque le gaz augmente fortement, le prix de l’électricité suit mécaniquement la même tendance. C’est ce qui s’était produit en 2022 : la flambée du gaz avait entraîné une explosion des prix de l’électricité dans toute l’Europe.
Quel impact concret pour les Français ?À court terme, les effets sur les factures restent limités, car une grande partie des tarifs est encore encadrée ou fixée plusieurs mois à l’avance.
Le 1er mars, le prix repère du gaz a déjà augmenté de 5,3%, même si cela n’a rien à voir avec la guerre au Moyen-Orient. Reste à savoir quelle sera la nouvelle évolution le 1er avril prochain.
Quant aux marchés, ils anticipent une hausse des factures d’énergie si les tensions persistent. Par ailleurs, les industriels gros consommateurs d’énergie pourraient être les premiers touchés, ce qui peut ensuite se répercuter sur les prix de nombreux produits et engender de l’inflation.
Le gouvernement français surveille de près la situation, mais estime qu’il n’y a pas, pour l’instant, de menace immédiate sur l’approvisionnement, même si les prix restent très volatils.
Le scénario le plus redouté par les marchés reste une prolongation du conflit ou un blocage durable du détroit d’Ormuz. Une telle situation pourrait créer un nouveau choc gazier mondial, comparable à celui déclenché par la guerre en Ukraine.
Pour les consommateurs français, tout dépendra désormais de la durée du conflit. Si les tensions se calment rapidement, les prix pourraient se stabiliser. En revanche, une escalade militaire au Moyen-Orient pourrait faire remonter durablement les factures d’énergie dans toute l’Europe.
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Rédacteur expert des sujets liés à l’énergie
François Leclerc a rejoint papernest en 2022 en tant que rédacteur spécialisé dans le secteur de l’énergie. Il rédige des contenus dédiés aux innovations technologiques, aux enjeux de la transition énergétique, aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables. Soucieux de pédagogie et de clarté, il s’attache à rendre compréhensibles les évolutions du secteur et à informer les lecteurs des dernières tendances du marché de l’énergie.