Dernière mise à jour le 23 mars 2026 à 14:01
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Pas d’affolement. Pour le moment, la hausse des prix du gaz en Europe, liée aux tensions au Moyen-Orient, devrait bien se traduire par une augmentation de 15% des factures pour les Français à partir du mois de mai, mais celle-ci reste modérée, selon Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
D’après les prévisions de papernest, l’impact sur la facture annuelle des foyers se chauffant au gaz devrait être d’environ 15% à partir de mai. Un chiffre confirmé, sur RMC, par Emmanuelle Wargon, qui souligne que la consommation à cette période de l’année reste relativement faible. En revanche, si les prix du gaz demeurent élevés jusqu’au retour des températures plus froides, les conséquences pourraient devenir plus importantes sur l’ensemble de l’année.
Mais nous n’en sommes pas encore là. Ainsi, pour les 8 millions de Français ayant souscrit une offre indexée sur le prix repère du gaz, la facture va augmenter, comme nous l’avions annoncé dans nos prévisions. Mais la hausse ne sera pas la même selon les profils de consommation.
Si avant le début de la guerre, la facture pour les ménages se chauffant au gaz était estimée à 1554€, ils devront débourser 1791,44€, selon nos estimations, ce qui porterait le prix du kWh en mai à 0,12576€ contre 0,10415€ en avril.
Quant aux foyers utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau sanitaire, la facture annuelle s’établira à 383,44€ au lieu de 352,13€, avec un prix du kWh en mai de 0,15643€ contre 0,134488€ aujourd’hui.
Pour les consommateurs disposant d’un contrat indexé sur le prix repère, les évolutions tarifaires se font avec un décalage d’environ deux mois. Ainsi, les hausses observées en mars se feront sentir en mai. Toutefois, l’impact devrait être limité, notamment parce que cette période correspond à une moindre utilisation du chauffage, qui représente environ les deux tiers de la consommation de gaz des ménages, selon la présidente de la CRE.
Contrairement à la situation observée en 2022 après le début de la guerre en Ukraine, la hausse du gaz ne devrait pas impacter les prix de l’électricité. La dépendance au gaz pour produire de l’électricité n’intervient qu’en cas de production insuffisante. Or, actuellement, en France, la production est largement assurée grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables, ce qui permet de couvrir les besoins.
En effet, en priorité, ce sont les sources d’énergie les moins chères, comme les renouvelables et le nucléaire, qui sont mobilisés. Puis, si la demande l’exige, on fait appel à des moyens plus onéreux tels que le charbon ou les centrales à gaz. Le tarif de l’électricité est alors déterminé par la dernière source utilisée pour couvrir les besoins. Bien souvent, il s’agit des centrales à gaz, notamment lors des périodes de forte consommation. Ainsi, une augmentation du prix du gaz peut se répercuter sur celui de l’électricité.
Dans un entretien accordé au journal Le Monde, la directrice générale d’Engie, Catherine MacGregor, a également tenu un discours apaisant. Selon elle, la situation actuelle liée aux tensions en Iran reste bien moins préoccupante que celle provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Elle a souligné qu’à l’époque, près de 40 % des approvisionnements gaziers de l’Europe étaient menacés, alors qu’aujourd’hui, les volumes concernés sont bien moindres. En temps normal, 20 % du gaz naturel liquéfié mondial passe par le détroit [d’Ormuz], et le GNL représente environ 15 % de l’offre mondiale de gaz. On parle donc de moins de 5 % de la consommation mondiale de gaz.
Comme la présidente de la CRE, Catherine MacGregor prévoit une hausse des prix à partir de mai, tout en rappelant que la demande en gaz est faible à cette période. Si la crise reste temporaire, ses effets devraient donc rester limités pour les consommateurs.
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Même si l’impact sur les factures des consommateurs est encore modéré, il risque d'être beaucoup plus important sur le long terme si la guerre au Moyen-Orient se prolonge, notamment avec le blocage du détroit d’Ormuz.
Il serait donc plus prudent pour les ménages ayant souscrit un contrat indexé sur le prix repère du gaz, donc perméable aux variations des prix sur les marchés, de passer à une offre fixe. Le prix du kWh est ainsi bloqué sur une période d’un, deux ou trois ans, ce qui évite de subir la volatilité des marchés. D’autant plus qu’à l’instar d’autres pays européens, comme l’Espagne, le gouvernement français n'envisage aucune baisse des taxes, selon Maud Bregeon, la ministre de l'Énergie. Qui a prévenu : le gouvernement n'a plus les moyens du quoi qu'il en coûte
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Rédacteur expert des sujets liés à l’énergie
François Leclerc a rejoint papernest en 2022 en tant que rédacteur spécialisé dans le secteur de l’énergie. Il rédige des contenus dédiés aux innovations technologiques, aux enjeux de la transition énergétique, aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables. Soucieux de pédagogie et de clarté, il s’attache à rendre compréhensibles les évolutions du secteur et à informer les lecteurs des dernières tendances du marché de l’énergie.