Le constat sur l’économie linéaire, en vigueur depuis la révolution industrielle montre qu’elle n’est pas soutenable sur le long terme. En effet l’économie linéaire qui consiste à “produire, consommer, jeter” pose le problème qui devient urgent sur les limites des ressources et la quantité de déchets générées chaque année. L’urgence de recycler nous oblige à agir et à penser à un nouveau modèle économique, celui de l’économie circulaire.

Ce nouveau système économique vise à optimiser l’utilisation des ressources afin de limiter l’impact environnemental de nos consommations quotidiennes.

Un des domaines clés de cette nouvelle économie est la gestion des déchets, avec comme objectif de transformer les déchets soit en une véritable ressource ou de le valoriser d’un point de vue énergétique.

La méthanisation est un exemple concret de la nouvelle gestion des déchets. Elle permet de valoriser les déchets organiques pour les transformer en biogaz et donc produire une énergie renouvelable.

Il y a d’autres déchets qui représentent des gisements énergétiques non valorisées que l’on retrouve dans beaucoup de nos activités quotidiennes, on les appelle les énergies fatales. Ce sont les énergies qui sont perdues dans l’environnement et qui peuvent être transformées et valorisées en énergies renouvelables.

Ainsi les eaux de refroidissement, les fumées, l’air chaud, la buées sont des exemples de sources de chaleur jusque-là perdues.

C’est aussi le cas des douches. Une goutte d’eau chauffé à 40° est utilisée moins de 8 secondes avant de finir aux égouts encore chaude. La production d’eau chaude d’un logement neuf représente 50% de ses dépenses énergétiques, c’est pourquoi la valorisation des eaux usée de douche représente des économies potentielles importantes .

Les entreprises s’intéressent de plus en plus aux énergies de récupérations qui permettent de diminuer leurs budgets énergétiques et d’enrichir leurs stratégies RSE. Cette valorisation des énergie fatales peut s’effectuer avec différentes technologies, comme par exemple des récupérateurs de chaleurs.

Le Plan Bâtiment du Grenelle de l’Environnement qui prévoit la réhabilitation de plus de 800 000 logements d’ici 2020, a poussé les acteurs du bâtiment à s’intéresser à la question des économies d’énergies dans les logements.

Nombre de bailleurs sociaux, accompagné par le caractère social de leur activité et par la présence de labels et de subventions, s’engagent dans la mise en place de solutions afin de réduire la consommation énergétiques des logements.

Le locataire profite aussi de ses équipements, car ces derniers permettent d’économiser jusqu’à plus de 30% des dépenses énergétiques, ce qui est un véritable atout à une époque où le prix de l’énergie augmente (le prix de l’électricité a augmenté de 50% depuis 2007

(Source : Rapport Insee “Les dépenses énergétiques des Français”).

La récupération des énergies fatales s’avère bénéfique pour diminuer les charges énergétiques, mais aussi pour obtenir des labels énergétiques de plus en plus exigeants lors de la construction de nouveaux bâtiments.

Dans les années à venir, les questions énergétiques vont être omniprésente dans tous les secteurs d’activités que ce soit dans l’industrie ou le bâtiment, l’enjeu sera de réduire les impacts environnementaux et d’intégrer l’économie circulaire dans toutes les actions de notre quotidien.

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